Les 6 qualités d’un expert en développement durable et RSE

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Dans ma pratiques, non seulement j’ai la chance de travailler avec des gens exceptionnels, j’ai aussi le plaisir de cotoyer beaucoup d’experts du domaine dans d’autres organisations. Voici une courte liste (que je vous invite à allonger) qui présente les qualités « essentielles » d’un expert en DD-RSE:

1. La pensée systémique : L’inverse de l’approche en silo… « Walk the talk » qu’ils disaient! Alors commençons par nous-même et ouvrons notre travail aux autres.

2. La tolérance à l’ambigüité : Notre domaine est jeunes, tout n’est pas clair, les systèmes sont complexes…

3. La capacité à simplifier des systèmes complexes : C’est l’essence de notre travail (à venir dans un prochain billet)

4. Être humaniste : Ou croire que quand on veux, on peut… (simplification outrageuse du concept, j’en conviens…)

5. La rhétorique ( le logos, le pathos et l’éthos) : C’est l’art et la technique de persuader. « Vivre c’est vendre » comme disais un conférencier connu du Québec et même si notre idée est brillante, si nous sommes le seul à le voir, c’est qu’elle brille dans le noir. (ouf la poésie)

6. Être positif et constamment à la recherche de solutions : Il est facile de devenir fataliste dans le contexte planétaire. Nous devons garder le cap et toujours axer vers des solutions concrètes. Un ouvrage s’écrit un mot à la fois…

7. …

Entrevue de Simon Robert à RDI Économie

Certains m’ont demandé le lien vers mon entretien avec Gérald Fillion. Cette première expérience de « direct » a été très intéressante. Certaines des questions posées par M. Fillion mériteront certainement des billets complets dans le futur.

Je vous invite à cliquer sur l’image suivante pour voir la vidéo:

Les communications responsables… réflexion et sondage

Étant impliqué au Conseil Québécois des Communications pour le Développement durable (www.comdd.org), je reconnais l’importance de l’adaptation du domaine très large des communicateurs dans le projet de société que sont le développement durable et la responsabilité sociétale.

Certains discours que j’ai entendus par le passé parlaient des communications comme le quatrième pilier du développement durable (après le social, l’économique et l’environnement). Je ne suis pas un adepte de l’ajout de piliers au concept. En fait, tous les domaines de pratiques sont importants et doivent jouer un rôle important dans la modification de nos paradigmes de gestion. Évidemment, la communication du concept arrive en premier. Il faut après tout que le sujet ce rende aux parties prenantes.

Dans mes études en communication sociale, j’ai appris que le premier axiome de la communication est: « on ne peut pas ne pas communiquer ». Dans une ère d’accélération des communications et la multiplication des médiums, les organisations qui n’adressent pas les enjeux de responsabilité sociétale communiquent qu’elles ne communiquent pas sur un sujet qui est une tendance lourde dans notre société. Il y a donc urgence d’agir car l’inaction est action selon cet axiome…

Mais où en est le domaine des communications? Mon opinion est que peu de choses concrètes sont faites et que les opportunités sont titanesques. Mais comme on ne peut pas faire du neuf avec du vieux (expression québécoise), on ne peut pas non plus développer des « campagnes responsables » avec les mentalités traditionnelles.

J’ai besoin de votre aide pour approfondir deux sujets:

  1. Quelle est, selon vous, la meilleure « campagne responsable » (interne et externe) qu’une organisation a pu produire? (laissez votre réponse en commentaire)
  2. Le deuxième est comment pouvons-nous accélérer le mouvement des communicateurs pour le développement durable? (voir le sondage)

Les niveaux de maturité en développement durable

(I do not translate every article, if you’re interested in an english version, send me an e-mail)

Lors de ma dernière conférence, j’ai rapidement présenté mon humble modèle de maturité des organisations en développement durable. Bien qu’il ne soit pas infaillible, mon expérience concrète dans de grandes organisations m’a amené à le valider. Il peut être interprété tant au niveau « macro » de l’organisation qu’au niveau « micro » d’une discussion avec un nouvel adepte potentiel.

Rappelez-vous une discussion avec quelqu’un qui ne connait pas le concept…

1. Qu’est-ce que le développement durable?

2. Mais concrètement? As-tu des exemples?

3. Mais comment on intègre ça dans une organisation?

4. Mes outils de gestion ne me permettent pas d’atteindre ce type de résultats… (ie: indicateurs purement financiers…)

5. Mon modèle d’affaires n’est pas structuré de cette façon… (ie: vente d’un maximum de produits vs. relation plus long terme ou location)

L’important dans ce modèle est de reconnaître qu’une démarche de développement durable passe par plusieurs niveaux. En ce sens, il faut considérer que chaque étape nécessite un engagement de l’organisation. Sans cette adhésion, le cynisme s’intègre et on dénature souvent la démarche. Ce qui donne un sentiment de faire du « surplace ». Je vous invite à ré-évaluer votre démarche et à vous demander si vous avez l’engagement de votre organisation à ces différents niveaux.

Ma conférence au Premier Sommet gestionnaires et développement durable

Hier, j’ai été conférencier au premier Sommet Gestionnaires et développement durable organisé par Les Affaires. J’ai voulu intégrer cette présentation sur ce blogue. Malheureusement, l’utilisation d’images de deuxième degré ne se prête pas à une « lecture ». L’objectif sous-jacent de cette présentation était de faire réfléchir l’audience sur les différentes approches possibles en RSE-DD. Voici un court paragraphe résumant ma pensée :

Je crois, fondamentalement, que le modèle capitaliste fonctionne. Si ce n’est que de fermer la boucle de la production de déchets et la « non-gestion » de ses impacts sociaux et environnementaux. Je crois également que les entreprises peuvent se transformer afin d’avoir un impact positif net sur la société. Pour ce faire, je crois que l’approche par système et processus est optimale. Après tout, comme le disait Einstein, on ne peut pas résoudre des problématiques avec la mentalité qui les a créés. Pour ce faire, les organisations doivent apprendre à se connaître et à gérer leurs processus internes et connaître leurs interrelations avec leur environnement (au sens très large du terme). Je pense donc que la cartographie des chaînes de valeur et celle des parties prenantes sont le premier pas d’une démarche stratégique de développement durable. Pour ce faire (et oui, un autre niveau à la matrice), nous devons susciter l’engagement de l’organisation, communiquer et former efficacement et de façon pertinente notre main-d’oeuvre (et parfois nos parties prenantes) et améliorer nos outils de gestion afin de contribuer à une nouvelle culture d’entreprise qui sera basée sur cette création de valeur.

Loin de moi l’idée que ces modèles répondent à toutes les questions. Ils m’ont été très utiles. En espérant que vous y trouverez également une utilité.