Les niveaux de maturité en développement durable

(I do not translate every article, if you’re interested in an english version, send me an e-mail)

Lors de ma dernière conférence, j’ai rapidement présenté mon humble modèle de maturité des organisations en développement durable. Bien qu’il ne soit pas infaillible, mon expérience concrète dans de grandes organisations m’a amené à le valider. Il peut être interprété tant au niveau « macro » de l’organisation qu’au niveau « micro » d’une discussion avec un nouvel adepte potentiel.

Rappelez-vous une discussion avec quelqu’un qui ne connait pas le concept…

1. Qu’est-ce que le développement durable?

2. Mais concrètement? As-tu des exemples?

3. Mais comment on intègre ça dans une organisation?

4. Mes outils de gestion ne me permettent pas d’atteindre ce type de résultats… (ie: indicateurs purement financiers…)

5. Mon modèle d’affaires n’est pas structuré de cette façon… (ie: vente d’un maximum de produits vs. relation plus long terme ou location)

L’important dans ce modèle est de reconnaître qu’une démarche de développement durable passe par plusieurs niveaux. En ce sens, il faut considérer que chaque étape nécessite un engagement de l’organisation. Sans cette adhésion, le cynisme s’intègre et on dénature souvent la démarche. Ce qui donne un sentiment de faire du « surplace ». Je vous invite à ré-évaluer votre démarche et à vous demander si vous avez l’engagement de votre organisation à ces différents niveaux.

Ma conférence au Premier Sommet gestionnaires et développement durable

Hier, j’ai été conférencier au premier Sommet Gestionnaires et développement durable organisé par Les Affaires. J’ai voulu intégrer cette présentation sur ce blogue. Malheureusement, l’utilisation d’images de deuxième degré ne se prête pas à une « lecture ». L’objectif sous-jacent de cette présentation était de faire réfléchir l’audience sur les différentes approches possibles en RSE-DD. Voici un court paragraphe résumant ma pensée :

Je crois, fondamentalement, que le modèle capitaliste fonctionne. Si ce n’est que de fermer la boucle de la production de déchets et la « non-gestion » de ses impacts sociaux et environnementaux. Je crois également que les entreprises peuvent se transformer afin d’avoir un impact positif net sur la société. Pour ce faire, je crois que l’approche par système et processus est optimale. Après tout, comme le disait Einstein, on ne peut pas résoudre des problématiques avec la mentalité qui les a créés. Pour ce faire, les organisations doivent apprendre à se connaître et à gérer leurs processus internes et connaître leurs interrelations avec leur environnement (au sens très large du terme). Je pense donc que la cartographie des chaînes de valeur et celle des parties prenantes sont le premier pas d’une démarche stratégique de développement durable. Pour ce faire (et oui, un autre niveau à la matrice), nous devons susciter l’engagement de l’organisation, communiquer et former efficacement et de façon pertinente notre main-d’oeuvre (et parfois nos parties prenantes) et améliorer nos outils de gestion afin de contribuer à une nouvelle culture d’entreprise qui sera basée sur cette création de valeur.

Loin de moi l’idée que ces modèles répondent à toutes les questions. Ils m’ont été très utiles. En espérant que vous y trouverez également une utilité.