The limits of business models

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Les 10 choses à savoir avant de demander de l’argent à de grandes entreprises

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance de contribuer à un concours fabuleux en entrepreneuriat social, Mouvement de NOVAE. Ce concours visait des entreprises qui veulent changer le monde! Rien de moins. 

Après un peu moins de 100 projets soumis, 10 se sont vus passer en ronde finale. Ces 10 chanceux ont pus participer à 2 jours de coaching sur pleins de domaines pertinent dans leur développement.

Non seulement j’ai eu la chance de contribuer au concept du concours, j’ai pu animer une de ces sessions de coaching.

Mais, moi qui navigue habituellement dans les méandres corporatifs des organisations, que pouvais-je amener à ces jeunes startups? Et bien j’ai choisi d’opter pour « simplifier la complexité » des organisations. 

Voici donc les 10 choses à savoir avant de demander de l’argent à de grandes entreprises (je sais, il y en a beaucoup plus…)

1. Faite une liste de l’ensemble des entreprises de votre domaine (ou l’équivalent corporatif). C’est à dire, votre projet est environnemental, viser des entreprises à impacts corolaires du milieu extractif ou des entreprises de transformation. Vous avez des impacts sociaux, viser des domaines de service.

2. Cibler l’entreprise la plus pertinente et apprenez à la connaître. Lisez le site web en entier et faite une recherche dans Google actualité pour voir une partie de leurs enjeux (du moins ceux médiatisés).

3. Qu’est-ce que vous lui demander? Si c’est un chèque, retourner à la planche à dessin, ou regarder la vidéo de Simon Sinek sur le « why » et les pitch de vente…

4. À qui devez-vous le demander? Devez-vous vous adresser aux affaires publiques, aux communications, au département de philanthropie, au marketing, aux ventes, etc…? Ciblez, encore une fois, le lien le plus pertinent et le plus naturel. Faites aussi travailler votre réseau, vous connaissez peut-être quelqu’un qui y travaille déjà et peut vous diriger vers la bonne personne.

5. Qu’est-ce que ce partenariat vous rapporte? (À part l’argent…)

6. Qu’est-ce que ça rapporte à l’organisation? (À part un sentiment de bien être)

7. Pourquoi devrait-il signer avec vous et votre cause plutôt qu’un autre?

8. Qui est la personne à qui vous allez faire un pitch? Creuser son profil Linkedin et faites des liens avec son passé. Nous accordons un attachement émotif plus grand a un projet lorsque nous pouvons faire des liens avec ce que nous connaissons…

9. Quel est le meilleur moment pour présenter votre projet? Quelle est l’année financière de ce partenaire potentiel? Vers la fin de l’année financière, certain budgets peuvent devenir disponible, sinon, tentez de savoir quand ils préparent à leurs budgets de l’an prochain. Et soyez patient…

10. Qu’est-ce qui déterminera le succès du partenariat de part et d’autre? Dites-vous que les gens qui signent ces partenariats doivent rendre des comptes à leurs supérieurs. C’est pourquoi ils vous demanderons des indicateurs de performance et toute sorte d’information quantitative ET qualitative. Soyez préparé!

Ce bref résumé n’est évidemment pas exhaustif … Si vous voyez d’autres élément, je vous invite à les ajouter en commentaire!

« Hacker » l’organisation pour « hacker » la société

Ou l’organisation comme outil de développement de la société.

Une organisation à récemment sortie un nouveau terme et tente de le rendre public: #Corporatehackers

Je ne sais pas où ce mouvement se rendra, mais je suis tout de suite tombé en amour avec ce terme. En fait, je l’aime car il peut avoir deux sens. Le premier est celui de l’individu qui « pirate » son organisation afin de l’améliorer. Le deuxième est celui d’une organisation (corporation) qui « pirate » la société pour LA rendre meilleure. Évidemment, ça prend souvent le premier pour en arriver au deuxième.

L’entièreté de ma pratique en entreprise vise à identifier les points névralgiques ou 20 % d’efforts engendrent 80% de bénéfices pour l’organisation ET la société. Malgré ce précepte de Pareto, il faut également, dans une démarche d’amélioration continue, utiliser le concept de Frank Voehl qui disait: « When a good person meets a bad system, the system always wins ». C’est pourquoi, OUI, il faut travailler sur des projets concrets, mais AUSSI, sur des projets de modification du système. Car, j’en reviens au titre de ce billet, si nous voulons « pirater » l’organisation pour qu’elle créer de la valeur pour la société, nous devons faire en sorte que son « système » fonctionne en ce sens.

Le modèle que j’utilise est celui de la carte stratégique de responsabilité Sociétale. J’ai développer cet outil en 2011. Mes prochains billets visiterons une version « améliorée » de cette approche.

Si vous connaissez d’autres méthodes de modification du système de gestion d’une organisation, écrivez-moi en commentaire ou par courriel.

Ces entrepreneurs qui changent le monde (série du « why »)

Il y a de ces rencontres dans une vie où une simple phrase, souvent déjà entendue, mais qui, dans un contexte particulier, prend un sens profond, et vous marque.

C’est ce qui s’est passé pour moi vendredi. Soirée bénéfice pour l’Opéra de Montréal, j’ai eu la chance de passer du temps avec les deux présidents d’honneur de la soirée, Gabriel Bran Lopez, le président de la Jeune Chambre de Commerce de Montréal (mon président, puisque je siège sur le CA) et une nouvelle rencontre, LP Maurice, fondateur de Busbud.

Bien que je pourrais vous parler de Gabriel et du fait qu’il créer spontanément un aura d’inspiration autour de lui (je fais parti de son fan club et suis loin d’être le seul), c’est d’une simple question de LP que ce texte a pris forme. Épris de mon enthousiasme habituel, quand LP me demanda ce que je faisais, je répondis spontanément par mon « why »: « J’essai de changer le monde ». Son non-verbal me fit réaliser que j’étais devant un « why » similaire. Il me demanda ensuite: « comment? ». Je lui répondit que dans mon cas, je naviguais les méandres des grandes organisations pour les aider à améliorer leurs impacts sur la société (et que ça pouvait sembler très « plate » de l’externe). L’échange fut aussi simple que cela. Mais ça m’a fait réfléchir…

Je regarde ce que LP a fait en créant Busbud. En bref, c’est un portail qui facilite le déplacement des gens en autobus. Un nouveau modèle qui n’existait pas dans ce domaine pourtant très mature. D’un point de vue technique et financier, c’est du génie. C’est pourquoi LP se taille une place élevée dans le palmarès des jeunes gens d’affaires ayant énormément de succès. Il a, entre autres, été lauréat du concours Arista de la JCCM en 2014 (et aller voir le nombre de reconnaissances qu’il a gagné en plus…)

J’écris ce billet car j’ai senti chez LP cette volonté de changer le monde. Et de plus en plus, je croise des entrepreneurs qui change le monde sans prétention.

Prenons l’exemple de Busbud. LP l’a créé en identifiant un besoin en tant qu’utilisateur et a ensuite identifié un créneau à améliorer chez les fournisseurs. Tout le monde est content.

D’un point de vue sociétal, il a créé un outil d’optimisation des émissions de GES dans l’industrie du transport des particuliers, et ce, au niveau planétaire. 14% des émissions globales de GES sont produites par le secteur des transports. Si nous prenons en compte le fait qu’il facilite et rend disponible une information et que, de ce fait, davantage de personnes utiliserons les transports en commun plutôt que l’auto-solo, il contribue aux stratégies mondiales de lutte aux changements climatiques.

« High occupancy rates are an important requirement for the economic and environmental viability of public transport »

IPCC Report

En plus, l’information de transport recueillie par la plate-forme pourrait permettre d’améliorer les stratégies de lutte aux changements climatiques.

Ce bénéfice collatéral pour la société et la planète est un bel exemple des nouvelles entreprises (et des moins nouvelles) qui, de par leur créneau, permettent d’améliorer notre société.

Dans mon dernier billet, je vous demandais quel était le « why » de votre travail. Cette courte question que me demanda LP m’amena à réaliser que plusieurs entrepreneurs vivent leur « why » au quotidien et contribue au développement durable de notre société, tout en faisant de l’argent.

J’aime l’entrepreneuriat!

Quel est le « why » de votre travail?

La responsabilité Sociétale des organisations est en pleine effervescence. LE COP21 de Paris est certainement venu consolider cette tendance de fond pour les organisations et les gouvernements.

Toutefois, qu’en est-il des individus qui habitent ces organisations? Cette armée de personne qui, chaque jour, se rend au bureau pour… quoi? Faire des profits? Avoir un fonds de pension? Se payer des biens? Dans des sociétés évoluées comme la nôtre, malgré que la pauvreté touche une partie de la population, la majorité vie dans l’abondance. Alors qu’en est-il de cette vision de monde meilleur que nous (si vous lisez ces lignes) voulons faire? Quel est le « why » que vous donnez à votre travail?

Est-ce que se rendre au bureau simplement pour une paye est assez satisfaisant de nos jours? Je l’avoue, j’ai un des plus beaux métiers du monde… (de mon point de vue) J’aide les entreprises à s’améliorer et à ce qu’elles améliorent notre société. Je fais ceci à tous les jours avec une bande de motivés comme moi. Non seulement dans mon entreprise, mais nous sommes un réseau grandissant d’individus qui ont choisi de se casser la tête tous les jours afin de rendre notre société plus juste, responsable et prospère. D’aider notre prochain et nos écosystèmes. Malgré le fait que les résultats ne viennent jamais aussi rapidement que nous le voudrions, notre travail à un sens (du moins à mon avis) noble. Et malgré l’intérêt du salaire (oui, nous l’avons aussi…), nous rentrons le matin en sachant que nous faisons partie d’un mouvement plus grand que nous ou même notre organisation.

Cette quête de sens semble être obscure dans plusieurs métiers. Plusieurs entreprises ont récemment mené des campagnes de communication afin de faire comprendre que leur métier permettait de changer le monde (higher purposes). Le Wall Street Journal en a même fait un topo: I Don’t Have a Job. I Have a Higher Calling.

Mais qu’en est-il pour vous? Si vous lisez ces mots, ces que votre quête, peut-être inconsciemment, est commencée. Que vous soyez en finance, en droit, en marketing, en ressources humaines ou dans des opérations très spécialisées, vous pouvez trouver ce sens. Ne vous contenter pas de moins.

  • Un comptable permet la capitalisation de projets novateurs ou le maintien d’actifs pour la réalisation de missions importantes
  • Un avocat s’assure que les parties prenantes soient en règle et que personne ne soit foulé dans un projet (volontairement ou involontairement)
  • Une personne de marketing permet d’amener des solutions à des problèmes réels à l’attention des consommateurs.
  • Un communicateur implique l’ensemble des parties prenantes afin de susciter l’adhésion et d’éviter les embuches à la réalisation de projets.
  • Un agent d’approvisionnement évalue les meilleures solutions pour que l’entreprise et la société grandissent ensemble.

La responsabilité sociétale, c’est une façon de voir la place des entreprises dans la société, mais aussi notre place en tant qu’artisan du changement.

Les « spécialistes » de la RSE sont des facilitateurs de cette vision. Ils tentent de simplifier la complexité afin que cette vision soit accessible pour tous. (Ce thème de « simplifier la complexité » sera développé dans de prochain billets)

Avez-vous trouvé votre vocation à l’intérieur de votre fonction dans l’entreprise? Sinon, changer de travail et donner un sens plus grand à votre vie. À ce que l’on en sache, nous n’en avons qu’une.

Si vous avez votre « higher calling » et que vous voulez aider votre domaine, inscrivez votre « raison d’être » dans les commentaires avec votre fonction.

Ex: En tant qu’ingénieur, tous les jours, je permets de trouver des solutions plus efficaces afin de réduire nos impacts sur l’environnement tout en offrant un meilleur produit pour répondre aux besoins de notre clientèle.

 

BIG brands are making their move on « purpose » along with consumers

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« Image courtesy of KROMKRATHOG / FreeDigitalPhotos.net ».

Sustainability is finally becoming mainstream. Major Brands feel that selling isn’t enough, they need a purpose.

In short, BIG brands are making their move on « purpose ».

Be it a purely image driven movement or an enligthened CEO, the important thing is that the race is on.

Consumers are also making a bid to change the world.

Recently, the New Nielsen Study Says Consumers Are Ready to Pay More for Social Responsibility. 55 percent of global online consumers across 60 countries are willing to pay more for products and services from companies that are committed to positive social and environmental impact.

The real question is : « who isn’t making the move? » This is not about pointing fingers, it is about raising awareness, accelerating the movement, changing the world. So don’t feel bad if you haven’t really started. But start!

 

The next question is: How do I start? There are a lot of great people out there creating solutions. Creative thinkers, social businesses, intrapreneurs are all shaping up to design innovative solutions.

But (3rd question), who’s designing the challenges? Societal issues are complex systems requiring, wether we like it or not, complex solutions. To have an optimal solution, we need to understand the problems. And here, I’m not talking about global warming, I’m talking about issues that connects the business to its consumers and society. Where are those models?

 

The next posts of this blog will try to elaborate on the subject. Leave a comment if you want to adress a specific issue.

 

 

Qu’est-ce que la « maîtrise » de l’énergie

Mon équipe s’est récemment intéressée au concept de la maîtrise de l’énergie. Notamment pour commenter la nouvelle stratégie énergétique du Québec et pour clarifier certaines de nos orientations. De ce fait, nous avons produit une définition de la maîtrise de l’énergie qui, je pense, bénéficiera à d’autres.

Mes deux conseillers ne voulaient pas garder ces travaux pour eux-seuls. C’est pourquoi ils m’ont demandé de le mettre sur cette plate-forme.

Ces deux érudits sont Nicolas Vendette et Yves Fortin. Bien entendu, d’autres membres de l’équipe ont commenté mais le gros du travail a été fait par ces passionnés.

 

Notre définition du concept de maîtrise de l’énergie

La maîtrise de l’énergie est un concept holistique d’optimisation de la valeur sur l’ensemble du cycle de vie de chaque unité d’énergie, et ce, sous l’angle du développement durable.

Trois piliers constituent la mise en œuvre de la maîtrise de l’énergie. Tout d’abord, une évaluation de la pertinence du besoin à satisfaire est fondamentale en fonction de ses impacts, notamment par rapport aux défis que nous imposent les changements climatiques. En parallèle, une remise en question de nos processus décisionnels est aussi essentielle – cette source énergétique est-elle la bonne pour satisfaire le besoin? Enfin, une initiative de maîtrise de l’énergie doit mener à l’optimisation du cycle de vie de chaque unité d’énergie – produite ou consommée.

Vecteur d’innovations, ce concept implique de formuler de nouvelles stratégies intégrées dans la planification comme dans la gestion – macro et micro, et ce, autant au niveau national, régional qu’organisationnel plutôt que d’appliquer des solutions prédéfinies.

À ces fins, un dialogue continu entre les décideurs et leurs parties prenantes est une condition de succès dans le but de déterminer la nature du besoin à satisfaire et son importante relative.

En perspective, la maîtrise de l’énergie englobe l’approche d’efficacité énergétique. Cette dernière s’intéresse principalement à la réduction de la quantité d’énergie consommée pour un résultat donné, alors que la maîtrise de l’énergie s’inspire plutôt de la notion de la performance globale.

 

Rapport annuel 2012 du blogue www.simonrobert.org

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2012 de ce blog.

En voici un extrait :

600 personnes ont atteint le sommet de l’Everest en 2012. Ce blog a été vu 3 300 fois en 2012. Pour que chaque personne ayant atteint le somment de l’Everest puisse visiter ce blog, 6 ans auraient été nécessaires.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.