7 RAISONS POURQUOI MESURER LA RSE EST COMPLEXE

ID-10078737

Ce blogue existe depuis la fin de 2010. Il a été créé, au départ, pour naviguer les nouveaux concepts liés à la gestion du développement durable. Avec le temps, plusieurs sujets ont été traités : la gestion du risque, la culture d’entreprise, l’innovation, la psychologie du changement à la gestion de la marque et j’en passe. Toutefois, la trame de fond est celle de la planification stratégique et de la mesure de la performance. Ces sujets hantent le quotidien de la plupart des gestionnaires en responsabilité sociétale dans les grandes et moins grandes organisations. Ce billet ne tente pas de trouver la solution, mais bien de cerner la problématique.
Par ailleurs, mon fil twitter regorge d’articles à ce sujet. En voici quelques-uns :

Outre la panoplie de “livres blancs” des firmes spécialisées, de recherches académiques (voir les sommaires du REDD), de standards internationaux comme ISO26000 et nationaux (comme BNQ21000), la « quête » de la démonstration de la création de valeur est omniprésente pour les praticiens.

Si vous êtes dans le domaine, vous savez qu’il est difficile de parler de responsabilité d’entreprise sans un peu de sémantique pour bien camper l’argumentaire.

Voici donc la définition de la responsabilité sociétale :

La responsabilité d’une organisation vis-à-vis des impacts de ses décisions et activités sur la société et sur l’environnement, se traduisant par un comportement éthique et transparent qui :

  • contribue au développement durable, y compris à la santé et au bien-être de la société;

  • prend en compte les attentes des parties prenantes;

  • respecte les lois en vigueur tout en étant en cohérence avec les normes internationales de comportement;

  • est intégré dans l’ensemble de l’organisation et mis en œuvre dans ses relations

Maintenant, prenons chaque éléments de cette définition, et découvrons nos 7 raisons :

Les décisions et activités d’une organisation

Évidemment, la base de la responsabilité d’une organisation se situe dans ses opérations. Or, la complexité grandissante de nos marchés ont fait en sorte que les structures corporatives, et la gestion de projet inhérente sont, en soient, complexes. La notion de « chaîne de valeur » popularisée dans l’industrie manufacturière, reprend de l’ampleur comme solution potentielle pour comprendre la complexité de nos processus de gestion. Comble de complexité, les chaînes de valeur sont maintenant décentralisées… et comprennent des paramètres extra-financiers…

Première raison : La complexité de nos opérations

Les impacts sur la société et l’environnement

La complexité grandissante de nos opérations est, évidemment, en réponse à un environnement plus complexe. La gestion des impacts directs de nos opérations (eau, énergie, matière résiduelles, investissements communautaires, taux de roulement, mobilisation des employés, etc…) est maintenant une saine pratique de gestion. Toutefois, les impacts indirects comme la quantification des GES « scope 2 et 3 » ou la gestion d’impact chez nos fournisseurs demandent un nouveau type d’ouverture et de collaboration. De plus, le consensus sociétal nécessaire pour la quantification uniforme des impacts est encore un défi.

Deuxième raison : La complexité de « l’écosystème » de notre organisation.

Un « comportement » éthique et transparent

La notion de « comportement éthique » est définie comme un des principes de base de la responsabilité sociétale. ISO26000 définit ce comportement comme un « comportement conforme aux principes acceptés d’une conduite juste ou bonne dans le contexte d’une situation particulière, et en cohérence avec les normes internationales de comportement »… Votre organisation a probablement un code d’éthique depuis un bon nombre d’années. Son enjeu principal est sûrement la notion d’usage des ressources corporatives et de prévention de la corruption. La notion de conduite juste et bonne y demeure sûrement ambiguë.

Troisième raison : L’ambiguïté de la conduite juste ou bonne et sa variabilité selon le contexte sociologique

Le développement durable

ISO 26000 nous dit que le développement durable peut être considéré comme une façon d’exprimer les attentes plus larges de la société en général. C’est pourquoi ce concept englobant la société est souvent « mal-adapté » à la réalité d’une organisation (plus micro). En fait, il doit être « traduit » dans une forme « organisationnelle ». De plus, bien que les enjeux globaux qu’il regroupe touchent nos organisations, c’est à un niveau national et de relations internationales que ces enjeux sont directement adressés. Mise à part certaines associations sectorielles ou de très grandes organisations, peu de progrès ont été fait en ce sens. Malgré tout les travaux en ce sens, nous ne sommes qu’au balbutiement d’une innovation collaborative de grandes organisations vers le développement durable.

Quatrième raison : Nos organisations ne sont qu’une DES parties prenantes des enjeux de développement durable.

Les attentes des parties prenantes

De nombreux textes ont été réalisés sur la prise en compte des enjeux de nos parties prenantes. Il existait même une norme AA1000 pour nous aider en ce sens. Le GRI le demande… Tout le monde s’entend, c’est important de se parler et de se comprendre. Quand on est deux, une partie prenante et une organisation, c’est une chose. Qu’en est-il quand plusieurs parties prenantes voient les choses différemment?

De plus, et c’était mon principal commentaire lorsqu’on m’a demandé de réviser une revue de littérature en ce sens, quels sont les processus dans les organisations qui nous permettent d’intégrer ces préoccupations? Une fois les préoccupations de mes parties prenantes récoltées, comment intégrer ce nouveau contenu dans mes opérations? À qui m’adresser avec toute cette information? Est-ce un enjeu de communication? D’affaires publiques? De planification stratégique? De relations communautaires?

Cinquième raison : La « matérialité relative » de nos enjeux 

Respect des lois et normes internationales de comportement

De plus en plus de lois et normes régissent les entreprises et leur responsabilité envers la société. Nous n’avons qu’à regarder les 7 questions centrales d’ISO26000 pour voir que tous ce qu’une entreprise touche, doit prendre en compte des lois et règlements. Par exemple, il y a quelques années, une entreprise qui devait avoir plus de 2 soumissionnaires pour du papier recyclé 100% post-consommation ne pouvait procéder. Seulement 1 compagnie offrait ce produit. Heureusement, cet exemple ne s’applique plus. Mais le défi de comprendre toutes ces particularités législatives persiste. Nous n’avons qu’à penser à l’achat local en fonction des principes de l’ALENA.

Sixième raison : La multiplicité des lois et règlements sur l’ensemble des enjeux

L’intégration dans l’ensemble de l’organisation et mise en œuvre dans ses relations

Nous pourrions croire qu’après tous les enjeux externes et les ambiguïtés du concept de RSE, l’intégration serait facile… Si vous le croyez, je vous invite à lire les nombreux ouvrages sur la gestion du changement… Les entreprises sont traditionnellement bâties morceaux par morceaux ou, graduellement. Ces deux modèles sont de l’innovation modulaire (on ajoute une ligne de produit) ou incrémentale (« anglicisme » d’augmentation graduelle des ressources). De plus en plus, la littérature sur les innovations « radicales » prend de l’ampleur. Ce concept est souvent expliqué en prenant l’exemple du Ipod sur l’industrie du disque compact ou dudit disque sur l’industrie de la cassette (pour les plus vieux…)

Septième raison : L’innovation, ce n’est pas une mince affaire

Ces 7 raisons pourraient être développées et approfondies. L’objectif de ce billet est de stimuler la réflexion pour en arriver à des solutions viables. 

Une piste de solution

Une approche intéressante qui résume ma pratique est le concept d’Intelligence sociétale:

Ce concept, ancré dans les bases de la responsabilité sociétale, vise à outiller une organisation afin de faciliter son adaptation à un environnement en changement. Bien que ce soit un concept, il vise à traduire la complexité externe et interne de la mise en œuvre d’une démarche de RSE dans un modèle d’amélioration continue de la performance globale et concrète de l’organisation.
L’intelligence est l’ensemble des facultés mentales permettant de comprendre les choses et les faits, de découvrir ces relations entre elles et d’aboutir à la connaissance conceptuelle et rationnelle (par opposition à la sensation et à l’intuition). Elle permet de comprendre et de s’adapter à des situations nouvelles et peut en ce sens être également définie comme la faculté d’adaptation. L’intelligence peut être également perçue comme la capacité à traiter l’information pour atteindre ses objectifs.
Le terme est dérivé du latin intellegentia, « faculté de comprendre », dont le préfixe inter- (« entre »), et le radical legere (« choisir, cueillir ») ou ligare (« lier ») suggèrent essentiellement l’aptitude à lier des éléments entre eux. L’intelligence pratique est la capacité d’agir de manière adaptée aux situations. La compréhension ne peut se concevoir sans un système de codification diversifié. On aboutit donc à l’intelligence conceptuelle, inséparable d’une maîtrise du langage (et donc des « mots ») permettant le raisonnement complexe ; le raisonnement étant l’opération mentale d’analyse permettant d’établir les relations entre les éléments.

Le terme sociétal réfère à ce qui se rapporte à la structure, à l’organisation ou au fonctionnement de la société.

Si seulement des praticiens de première ligne pouvaient innover de façon collective pour accélérer le mouvement vers la responsabilité sociétale de nos organisations…

 Image courtesy of MR LIGHTMAN at FreeDigitalPhotos.net

BIG brands are making their move on « purpose » along with consumers

Image

« Image courtesy of KROMKRATHOG / FreeDigitalPhotos.net ».

Sustainability is finally becoming mainstream. Major Brands feel that selling isn’t enough, they need a purpose.

In short, BIG brands are making their move on « purpose ».

Be it a purely image driven movement or an enligthened CEO, the important thing is that the race is on.

Consumers are also making a bid to change the world.

Recently, the New Nielsen Study Says Consumers Are Ready to Pay More for Social Responsibility. 55 percent of global online consumers across 60 countries are willing to pay more for products and services from companies that are committed to positive social and environmental impact.

The real question is : « who isn’t making the move? » This is not about pointing fingers, it is about raising awareness, accelerating the movement, changing the world. So don’t feel bad if you haven’t really started. But start!

 

The next question is: How do I start? There are a lot of great people out there creating solutions. Creative thinkers, social businesses, intrapreneurs are all shaping up to design innovative solutions.

But (3rd question), who’s designing the challenges? Societal issues are complex systems requiring, wether we like it or not, complex solutions. To have an optimal solution, we need to understand the problems. And here, I’m not talking about global warming, I’m talking about issues that connects the business to its consumers and society. Where are those models?

 

The next posts of this blog will try to elaborate on the subject. Leave a comment if you want to adress a specific issue.

 

 

Qu’est-ce que la « maîtrise » de l’énergie

Mon équipe s’est récemment intéressée au concept de la maîtrise de l’énergie. Notamment pour commenter la nouvelle stratégie énergétique du Québec et pour clarifier certaines de nos orientations. De ce fait, nous avons produit une définition de la maîtrise de l’énergie qui, je pense, bénéficiera à d’autres.

Mes deux conseillers ne voulaient pas garder ces travaux pour eux-seuls. C’est pourquoi ils m’ont demandé de le mettre sur cette plate-forme.

Ces deux érudits sont Nicolas Vendette et Yves Fortin. Bien entendu, d’autres membres de l’équipe ont commenté mais le gros du travail a été fait par ces passionnés.

 

Notre définition du concept de maîtrise de l’énergie

La maîtrise de l’énergie est un concept holistique d’optimisation de la valeur sur l’ensemble du cycle de vie de chaque unité d’énergie, et ce, sous l’angle du développement durable.

Trois piliers constituent la mise en œuvre de la maîtrise de l’énergie. Tout d’abord, une évaluation de la pertinence du besoin à satisfaire est fondamentale en fonction de ses impacts, notamment par rapport aux défis que nous imposent les changements climatiques. En parallèle, une remise en question de nos processus décisionnels est aussi essentielle – cette source énergétique est-elle la bonne pour satisfaire le besoin? Enfin, une initiative de maîtrise de l’énergie doit mener à l’optimisation du cycle de vie de chaque unité d’énergie – produite ou consommée.

Vecteur d’innovations, ce concept implique de formuler de nouvelles stratégies intégrées dans la planification comme dans la gestion – macro et micro, et ce, autant au niveau national, régional qu’organisationnel plutôt que d’appliquer des solutions prédéfinies.

À ces fins, un dialogue continu entre les décideurs et leurs parties prenantes est une condition de succès dans le but de déterminer la nature du besoin à satisfaire et son importante relative.

En perspective, la maîtrise de l’énergie englobe l’approche d’efficacité énergétique. Cette dernière s’intéresse principalement à la réduction de la quantité d’énergie consommée pour un résultat donné, alors que la maîtrise de l’énergie s’inspire plutôt de la notion de la performance globale.

 

Les marques et la responsabilité sociétale – Le début d’une histoire…

 

Un de mes contacts m’a récemment demandé si, dans ma revue de presse, j’étais tombé sur des articles qui présentaient les liens entre les « marques » et la responsabilité sociétale. C’est certainement un sujet qui méritera d’être explorer en profondeur. D’ici-là, voici mes « posts » des dernières années sur le sujet:

Je vous dirige également vers le blogue de Tom Liacas: http://socialdisruptions.com/socialsurvivalmanifesto/ pour une vision des médias sociaux sur la question.

Finalement, le « nouvel » Observatoire sur la consommation responsable est un centre à surveiller. Son baromètre annuel est très pertinent et à même su attirer le Conseil Québécois du commerce de détail pour son prochain congrès.

Je vous invite à mettre d’autres études de cas et recherches en commentaires pour accélérer le mouvement!

Le paradoxe de la generation Y et la responsabilité sociétale

Aujourd’hui avait lieu la conférence Momentum de Novae. Durant la dernière présentation de la journée, il était question de la gestion de la marque des grandes entreprises. La conférencière, Cristiane Bourbonnais, présidente, Cohésion (Montréal), a fait un excellent exposer sur cette nouvelle espèce qu’est la génération Y et a poursuivi avec des exemples de stratégies sociétales de campagnes de marketing.

Ma conclusion (version courte), il existe une « love/hate relationship » entre les entreprises et la génération Y.

En effet, d’un côté, les départements de vente et marketing voient ce segment de marché comme le nouveau klondike. Une génération entière de « early adopter » qui suivent les tendances en temps réel via les médias sociaux. Des armées entières de consultants et de stratèges visent à exploiter au maximum cette nouvelle clientèle.

D’un autre côté, ces nouveaux venus sont le cauchemar des départements de ressources humaines. Ces jeunes qui ne veulent pas se conformer à la masse et qui, en plus, demandent de faire une différence dans la société. Un « paquet de trouble » comme on dit au Québec.

Voilà le paradoxe du « love/hate relationship » des entreprises avec les nouvelles générations.

Dans cet esprit, que devraient faire les entreprises?

Voici quelques pistes:

– apprendre de leur employés « Y » (ça coute moins cher que des focus group externes et il ont déjà un engagement avec votre marque)
– leur laisser des « soupapes d’échappement » pour ventiler leur créativité
– les écouter ( c’est une marque de respect et vous ferez bien ce qui vous chante mais au moins vous aurez l’opinion d’un membre de la génération que vous tentez de convaincre)
– développer une meilleure connaissance des enjeux de votre société et de celles où vous opérez (ça aussi c’est une marque de respect et en plus, vous pourrez mieux gérer vos risques et saisir des opportunités)

En terminant, si vous n’avez pas d’Y dans votre équipe de gestion mais que ces derniers sont votre clientèle cible… Par quel moyen allez-vous restez connecté?

Les 6 pièges à éviter en responsabilité sociétale des organisations

20130207-082605.jpg
http://www.freedigitalphotos.net/

« On sait bien, le développement durable, ça dérange! »

Il y a déjà quelques temps, dans une rencontre à l’interne de mon organisation, cette phrase choc est venue me troubler. Étant responsable de la démarche corporative de développement durable, je tentais de concillier cette affirmation avec ma réalité. Une sorte de dissonance cognitive…

Ma réponse à tous fut: « j’espére, car le changement, c’est mon travail, et le changement dérange ».

Toutefois, par le passé, ma démarche dérangea parfois pour des raisons bien simplistes qui auraient pu être évitées.

Voici 6 pièges que je tente maintenent d’éviter:

– Utiliser des mots simples représentant des concepts complexes et lourds de sens. Exemples: parties prenantes, gouvernance, système de gestion, valeur, chaîne de valeur, impacts, efficience, responsabilité et il y en a bien d’autre….

– Mettre en place un projet d’économie de ressources en ne se rendant pas compte que bien que les parties prenantes soient impliqués, l’une d’entre-elle perdra une grosse partie de son budget. Certaines personnes se valorise par leurs réalisations, d’autres par leurs budgets et leur nombre d’employés. (tread carefully! C’est du non-dit)

– S’entêter à convaincre les gens de s’engager pour la cause. Pour ceux et celles qui me connaissent, j’évite de prêcher, mais j’ai trop souvent aperçu des gens du domaine qui s’évertuaient à convaincre leur collègues de sauver la planète. L’important est de convaincre de passer à l’action, pas de sauver la planète.

– Dans un même ordre d’idee, lancer un projet  » parce que c’est la bonne chose à faire… ». Bien que ce soit louable et que certains apprécieront, d’autres trouveront votre démarche loufoque et comme celle-ci n’est pas attachée à votre réalité d’affaires, elle sera sûrement coupées lors de difficultées financières. Une action « forte » en est une créant de la valeur de multiples façons pour une organisation.

– Bien que les actions stratégiques comportant des liens de causes à effets multiples soient très profitables pour une démarche de responsabilité sociétale, il vaut mieux communiquer des gains simples. La plupart des gens ne sont pas à l’aise avec la complexité. Laissez leur découvrir par eux-même les gains que vous avez identifiés pour votre démarche. Il n’en seront que plus heureux d’en faire la découverte.

Pour finir, bien que cette liste ne soit pas exhaustive, et pour créer une réaction…:

– tout le monde n’a pas besoin de tout savoir et tout comprendre…

Rapport annuel 2012 du blogue www.simonrobert.org

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2012 de ce blog.

En voici un extrait :

600 personnes ont atteint le sommet de l’Everest en 2012. Ce blog a été vu 3 300 fois en 2012. Pour que chaque personne ayant atteint le somment de l’Everest puisse visiter ce blog, 6 ans auraient été nécessaires.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Les 6 choses à savoir sur les professionnels de la responsabilité sociétale et du développement durable

20130107-142225.jpg

Image courtesy of Salvatore Vuono / FreeDigitalPhotos.net

Un grand nombre d’articles a été écrit sur les nouveaux métiers des médias sociaux, cette nouvelle réalité numérique qui contamine le monde entier.

Une autre révolution prend place dans les organisations, celle de leur responsabilisation plus structurée. En effet, ce mouvement est mondial et pour ceux qui en doutaient et qui voyaient cela comme une mode, le Sommet de Rio a fêté ses 20 ans, et pour ma part, je ne pense pas manquer de boulot de si tôt. (j’utiliserai « professionnel de la RSO » dans ce texte pour « responsabilité sociétale des organisations »)

Mais qu’est-ce que ce nouveau spécimen de professionnel? De quoi se nourrit-il et que faut-il savoir sur eux quand nous les rencontrons?

Après mon billet sur les 6 qualités d’un expert en RSO, voici 6 éléments qui me viennent en tête, je vous invite à en ajouter:

  1. La discipline de la RSO peut être comparée à un domaine comme l’ingénierie, c’est-à-dire que l’on ne peut pas simplement être ingénieur, il faut être ingénieur « en quelque chose « . Le domaine de la RSO est identique, si vous rencontrez un professionnel, il doit avoir une spécialité. Méfiez-vous des gens spécialisés dans tous les domaines. Pour ma part, c’est l’intégration de la RSO dans les structures corporatives. Ne me demandez pas si votre matière putrescible est compatible au bioréacteur… Bien entendu, des disciplines connexes sont possibles.

2. Les professionnels de la RSO sont divisés dans différentes écoles de pensées se trouvant entre deux pôles, l’activiste-revendicateur et le négociateur. Notez bien que ce sont des pôles comportementaux ici et non des pôles politiques, ou idéologiques.

3. Il ne faut pas faire l’erreur de penser qu’un est « à gauche » et l’autre « à droite », c’est caractéristiques ne vont pas nécessairement avec le métier bien que traditionnellement, ce sont des gens se disant « à gauche » qui ont gravité vers notre domaine.

4. Notre travail est une vocation, le salaire est une des raisons, mais ce n’est pas notre motivateur principal. Les gens de mon réseau sont motivés par l’impact de leurs actions sur leurs organisations et sur la société. Cette nuance est importante.

5. Donc si vous voulez motiver un professionnel de la RSO, montrez-lui l’impact de ses actions.

6. La question qui leur brûle les lèvres est « pourquoi »? Le sens de leur action est très important.

7. Avez-vous d’autres suggestions?

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le métier et ses conditions:

The CR & Sustainability (CR/S) Salary Survey, brought to you by Acre, Carnstone, Flag and Ethical Performance, has been developed to provide a comprehensive insight into the salaries & benefits, responsibilities and backgrounds of people working in the sector – both in-house and for external consultancies.